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« August 1990, in the evening, the 26th :

Hundreds of thousands of birds began to fall freely in the sea as a dive bomber. 


Who leads them ?
These yellow birds who celebrate
the setting sun ?

Theyʼre more destructive when theyʼre near.

The burning sand turns to ashes.
Birds can rise, Iʼll take all the crowns.

Injuries will take me home as a painless due.

I have something in my mind I am trying
to ignore.
I count the victims and donʼt say a word.

Answers always betray me. »

FLYOVER

2020, diorama d'une vue satellite de la base militaire US Diego Garcia, disque vinyle avec sillon fermé, dessins - encre sur papier format A3, vidéo STOP THE PERMANENT WAVE, son.


Le 15 août 1990, Jerry Parsons, ornithologue américain de renommée modeste, décida de se rendre sur lʼîle Malabar (une des quatre îles principales dʼAldabra, un atoll des Seychelles) pour confirmer la véracité dʼune possible réapparition du Nésille dʼAldabra - oiseau nicheur endémique de lʼîle de la famille des Acrocephalidae aujourdʼhui éteinte. 

 

Onze jours après son arrivée sur lʼîle, Parsons fut spectateur dʼun phénomène sonore inhabituel qui corréla avec la chute en piqué dans la mer de plusieurs centaines de ces oiseaux.

 

Les faits de cet événement se basent sur un ensemble de documents sonores retrouvés dans son campement dʼappoint enregistrés depuis son arrivée sur lʼÎle quʼon appellera plus tard « Le Récit de Parsons ». Cʼest dans le dernier de ces enregistrements, lʼun des plus cryptiques, quʼil est possible dʼentendre une détonation sonore similaire à un tir de feu dʼartifice et qui, selon certaines théories, serait à lʼorigine de la chute des oiseaux. Parsons fût retrouvé mort le 31 août, 5 jours après son dernier enregistrement, sur les rives de lʼîle.

Le rapport dʼautopsie raconte peu de choses, lʼeau de mer ayant endommagé le corps. Il fait cependant état de légères coupures sur lʼintégralité de celui-ci ce qui, selon la logique du récit relaté dans lʼenregistrement, pourraient être la conséquence de la collision entre Parsons et les oiseaux durant leur chute. On ne trouvera cependant aucune traces des oiseaux, morts ou vivants.

 

Aujourdʼhui encore, aucune explication ne fait consensus sur la pluralité de ces constats. La proximité de lʼîle avec celle de Diego Garcia, base militaire américaine servant de point dʼarrêt pour lʼavion furtif américain B2, appuierait néanmoins lʼhypothèse que ce son aurait pu être émis par lʼarmée. Lʼenregistrement de Jerry W. Parsons est donc pour lʼessentiel considéré comme lʼhistoire délirante dʼun homme malade et mentalement à la dérive depuis de nombreuses années. Le récit suscite néanmoins une certaine fascination par son lien étroit avec les expériences militaires tenues secrètes.

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